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Un peu d’histoire

-  Les origines du cognac sont intimement liées avec le commerce de deux denrées : le sel et le vin.

(GIF) Le cognac est connu dans le monde entier et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 126,5 millions de bouteilles de cognac vendues en 1996, 119 millions (94,3%) l’ont été à l’étranger. Les Etats-Unis sont les plus gros amateurs avec plus de 27,7 millions de bouteilles, suivis par le Japon (avec 18,2 millions), le Royaume-Uni (12 millions), et Hong-Kong (11,2 millions). La relation que le cognac entretient avec les pays étrangers ne date pas d’hier et son évolution en dépend depuis longtemps.

Le commerce international

On cultivait déjà la vigne en Saintonge à l’époque gallo-romaine.La création du vignoble de Saintonge date vraisemblablement du dernier quart du IIIème siècle.

L’empereur romain Probus étendit alors à tous les Gaulois le privilège d’avoir des vignes et de faire du vin. Mais l’étendue du vignoble était très limitée. Son extension date du XIIe siècle, au cours duquel les chargements de sel pour la Norvège s’accompagnent de chargements de vins locaux. Le vignoble s’étend dans l’intérieur du pays et principalement au bord de la Charente.

Le vin supportant mal les voyages et étant volumineux à transporter, les marchands hollandais puis les vignerons charentais pensèrent à la distiller.Grâce à la distillation, le volume est en effet considérablement réduit et le produit devient inaltérable. (GIF) Pour des raisons pratiques, ces eaux-de-vies furent alors stockées dans des fûts de chêne. C’est ainsi qu’on s’aperçut que l’eau-de-vie se bonifie en vieillissant dans les fûts et peut ensuite se consommer pure. Au début du XIIème siècle, le produit s’affine grâce à la double distillation

Avec les premiers traités de commerce à la fin du XVIIIe siècle, les ventes à l’étranger triplent. Ensuite, les principaux clients restent les Hollandais qui fournissent une grande partie de l’Europe et de l’Amérique en eau-de-vie de Cognac, mais aussi les Anglais. De nombreux négociants fondent d’ailleurs des "comptoirs" de vente d’eau-de-vie.

La crise du phylloxera

(GIF) Si une crise marqua profondément le cognac, c’est bien celle due à l’invasion phylloxérique dans les années 1870. Les origines de la maladie restent un peu mystérieuses. Le phylloxera est une minuscule bête, à peine visible à l’oeil nu, muni d’un suçoir, de six pattes et de deux longues antennes. Il tient de la tique, du poux et même un peu de la cigale lorsqu’il prend une forme ailée. L’animal s’attaque à la vigne par le haut et par le bas. Sur les feuilles, il pond des oeufs qui transmettent une gale. Sur les racines, d’autres oeufs donneront des nymphes qui font pourrir tout le cuir chevelu de la vigne qui dépérit progressivement. La propagation du phylloxera fut terrible. De nombreux vignobles furent détruits et le prix de la terre s’effondra. Avant le phylloxera, un hectare en Grande-Champagne se vendait 7.000 francs. Après la crise, il n’en valait plus que 600... Pour reconstruire le vignoble dévasté on entreprît dès 1876, les premières plantations de vignes greffées, grâce à des portes-greffes texans, insensibles aux attaques du phylloxera.